Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Des débats stériles ?

Ça y est, un post que j’ai partagé, traitant du Covid19 a été supprimé par FB, car considéré comme donnant de fausses informations.
 
Parfois, je ne peux pas m’empêcher de réagir à certains posts sur le Covid19, de donner mon avis. Je sais que s’il est tranché, que je dis que l’épidémie est finie, que l’on devrait avoir le choix de porter ou non le masque, si je dis qu’il y a un traitement et qu’il fonctionne, je vais me retrouver à devoir débattre, à défendre mon point de vue comme si c’était un point de vue créé par moi de toute pièce, comme si je prenais parti pour ce point de vue et du coup me positionnais contre tous les autres. C’est fatigant. Énervant. Et bouffeur d’énergie.
 
J’écoutais aujourd’hui une interview du professeur Toussaint, je le trouve pédagogue, apaisant, s’efforçant d’avoir une approche pondérée de la situation en se basant sur les chiffres et, pourtant, je me disais que c’était peine perdue.
 
Lui va chercher à apaiser, à relativiser, à expliquer les chiffres selon un point de vue qu’il défend brillamment.
 
D’autres vont partir des mêmes éléments et nous dire l’inverse.
 
Alors, chacun.e décidera de croire les uns ou les autres.
 
Chacun.e pourra se demander pourquoi croire l’un plutôt que l’autre.
 
Par deux fois, j’ai supprimé des réponses que j’avais écrites sous des posts traitant du Covid19, je reprenais les propos de certains scientifiques : le professeur Raoult, le professeur Perronne, plus récemment le professeur Toussaint et le professeur Toubiana.
 
La situation est complexe et nous perd. Je pense qu’il y a une volonté des médias, des politiques et de certains scientifiques de nous perdre, de nous faire douter, de nous angoisser, de nous inquiéter, de nous dresser les uns contre les autres.
 
C’est l’émotion qui doit dominer, finalement, la peur, la suspicion.
 
J’ai envie de dire : « Mais vous ne voyez pas qu’on nous ment ! Vous ne voyez pas que si les alarmistes avaient raison, depuis mars, la moitié de la population mondiale devrait avoir été décimée par ce virus ? » Je me retiens mais cela n’empêche pas qu’en face, on argumente, on me prête des intentions, on me juge.
 
Je m’aperçois de la nécessité de me préserver.
 
Et en même temps, je trouve nécessaire de m’exprimer, de ne pas me laisser fermer la bouche par ceux qui sauraient mieux que moi ce que je dois penser.
 
La situation actuelle est critique et inédite mais, en même temps, je la trouve positive.
 
En 1986, l’État nous a fait croire que le nuage de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière.
 
Les réseaux sociaux n’existaient pas et une seule parole médiatique et politique pouvait dominer.
 
Aujourd’hui, en 2020, face à la crise que nous traversons, la situation est très différente. Les réseaux sociaux malgré le contrôle que leurs créateurs exercent sur eux et Internet d’une manière générale, offrent un espace de parole, de critique, de prise de position totalement inédit. Ceux qui ne sont pas invités sur les plateaux télé pour défendre leur point de vue peuvent le faire sur Internet et ça, c’est précieux, extrêmement précieux.
 
Sans Internet, Didier Raoult n’aurait pas pu faire entendre sa voix.
 
Sans Internet, nous ne pourrions pas partir à la chasse aux infos diverses, entendre un fait interprété d’une manière puis le même fait interprété d’une autre manière, démonté, décortiqué.
 
Notre cerveau souffre mais, c’est sain, parce que nous ne sommes pas passifs comme nous l’étions au temps de Tchernobyl, nous sommes obligés de réfléchir, de nous poser des questions, nous nous positionnons.
 
Certains diront que cela ne sert à rien, qu’au final, ce sont les politiques qui décident mais, le fait qu’il puisse y avoir censure de notre parole de citoyen lambda prouve bien que se positionner n’a rien d’anodin.
 
Même si j’en sors fatiguée et qu’en supprimant mes réponses, je déclare forfait, en quelque sorte, je n’en suis pas moins consciente que la possibilité de débattre est précieuse et importante.
 
L’avis de chacun.e est précieux.
 
Avoir un avis signifie que l’on réfléchit à ce qui se passe et que l’on n’est pas passif, du moins, c’est mon opinion.
 
Débattre est important même si je le vis parfois comme un échec.
 
Sandra Ganneval, écrivaine indépendante
 
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25/08/2020
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