Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

La Grande épopée de Picsou - Tome 1 et 2 : La Jeunesse de Picsou

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Quand j’étais gamine, je lisais « Picsou magazine ».

Picsou est mon personnage préféré de l’univers Disney, peut-être parce qu’il est à part et que c’est une sorte d’anti-héros. L'avarice est son principal défaut, cela le rend humain et drôle.

J’ai acheté les deux premiers tomes de la saga de Picsou. Je n’irai pas plus loin mais le travail de l’artiste, Don Rosa a quelque chose de fascinant.

Tout d’abord, on ne peut pas être insensible au travail de recherche historique effectué pour chacun des épisodes, au souci du détail, à la précision obsessionnelle de certains dessins, surtout ceux représentant des pièces d’or.

Picsou est un personnage fascinant de par son côté sombre, ses colères et son amour fou pour l’argent.

Dans le premier tome, on découvre qu’il a travaillé comme un fou durant des années pour gagner son premier million, que cela l’a rendu avare et aigri.

 

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Dans le second, le travail de recherche est toujours aussi impressionnant mais j’ai moins accroché aux histoires. Don Rosa nous fait revivre à sa façon la conquête de l’Amérique.

L’histoire d’amour avortée de Picsou semble impliquer qu’avoir de l’argent, l’amasser, devenir un grippe-sou signifie renoncer à l’amour.

L’auteur fait des choix pour présenter de manière détournée la sexualité de ses canards. C’est drôle de se dire que l’amoureuse de Picsou tient un saloon et doit être une prostituée. Quand Picsou la séquestre et l’oblige à travailler pour lui, il y a entre eux un rapport de force, de domination. Cela rappelle de vieux westerns.

La sœur de Picsou, qui en vient facilement aux mains est finalement un personnage peu exploité.

Globalement, l’univers de cette bande-dessiné est très masculin.

 

Extrait

Avant-propos de Pascal Pierrey

Nous sommes tous les enfants de Carl !

Depuis la publication de ses premières histoires en 1988 dans Picsou Magazine et Le Journal de Mickey, Don Rosa est devenu, en France après les États-Unis, le plus populaire des nouveaux dessinateurs de Picsou, et un des disciples les plus respectés de Carl Barks.
Né en 1951, Don Rosa grandit en lisant les comic books de sa grande soeur. Il a une dizaine d'années quand il les jette tous à la poubelle, à l'exception de deux comic books mythiques de Picsou, parmi les premiers où Carl Barks définit tout ce qui va caractériser son personnage d'archi-multimilliardaire pour les siècles à venir. Mais Don vient de découvrir Mad et (presque) plus rien d'autre n'a d'importance. Mad, c'est ce fameux magazine dirigé par Harvey Kurtzman et Will Elder, rempli de parodies et de délires graphiques, celui-là même qui influencera Goscinny pour la création de Pilote («Mâtin, quel journal !»).
En classe, Don passe son temps à remplir ses cahiers de Carlcatures, de bandes parodiant les cours de ses professeurs, et à rêver de devenir le nouveau Don Martin, le plus extravagant des dessinateurs de Mad. Parallèlement, il commence à collectionner les comic books, de façon plutôt névrotique puisque, aujourd'hui, il possède «virtuellement» la plupart des comic books publiés aux États-Unis jusqu'aux années quatre-vingt. Pourquoi «virtuellement» ? Parce que certains, moins d'une poignée, sont de vulgaires copies ou de misérables rééditions ! Son immense collection de plus de 50 000 comics est entreposée dans une multitude de casiers métalliques alignés au fond de son garage, telles les archives comptables de Picsou. À deux pas de sa Dodge de 1948 immatriculée «Comics»... En 1986, passant devant la vitrine d'une petite boutique spécialisée, Don Rosa est attiré par un des premiers comic books Disney édité par Gladstone. Son contenu l'intrigue, particulièrement la couverture dessinée par Daan Jippes, qu'il prend au départ pour un dessin inconnu de Carl Barks. Il se rend vite compte que ce nouveau comic books est dirigé par des gens passionnés comme lui par les Canards de Barks. Don appelle aussitôt Byron Erickson, le rédacteur en chef des comics Gladstone, pour lui offrir ses services. Don sait être très convaincant. Il faut croire que son destin était depuis toujours d'écrire et de dessiner des aventures de Picsou : Byron ne peut qu'accepter ce nouveau collaborateur, qui se met aussitôt au travail en adaptant le scénario d'une histoire écrite depuis 1971, sous perfusion barksienne. Don n'a pas encore vraiment l'idée de devenir dessinateur de Picsou, et cette participation n'est pour lui qu'un tir à un coup. Mais l'immense succès du numéro 217 d'Uncle Scrooge, où son histoire est publiée et dont il a réalisé la couverture, va en décider autrement : il devient dessinateur professionnel et continuera d'oeuvrer au service des prestigieux habitants de Donaldville pendant plus de vingt ans ! Quelque part dans ce volume, Don Rosa s'interroge sur les symptômes du trouble obsessionnel du comportement dont il serait atteint, et affirme que, médicalement parlant, il est fou. Assurément, il l'est. Mais pas plus que nous tous, qui adorons son travail et vénérons le Grand Maître Carl, et que vous autres, pauvres fous qui vous apprêtez à le découvrir sans savoir exactement où vous avez mis les pieds ! On vous aura prévenus...

Revue de presse

Publié dans l'Hexagone par Picsou Magazine, le récit complet était depuis longtemps épuisé, même si chaque épisode est régulièrement réédité. Glénat ressort enfin les oeuvres de Don Rosa...
Un peu à la manière de Lucky Luke, tous les mythes américains sont passés à la moulinette du jeune immigrant écossais, qui se permet même quelques escapades à l'étranger. Le canard a tout vécu, tout vu, et croisé sur sa route des personnages célèbres, comme Theodore Roosevelt, futur président américain...
S'il acquiert sa première pépite à force de sacrifices, il commettra ensuite une grave erreur. Malgré les cris horrifiés de ses deux soeurs (dont la mère de Donald), il fait détruire par des colons un village africain pour s'approprier la terre des autochtones. Cette mauvaise action va le poursuivre toute sa vie. Sa famille le quitte, il se retrouve seul, vieux et aigri dans son manoir. Grâce à Donald et à ses neveux, qui feront l'effort de venir le voir, et aux Rapetou, qui essaieront une énième fois de le cambrioler, il reviendra à la vie, mais ce sera long. Plus que l'argent, Picsou comprend alors que ce qu'il a eu de meilleur, ce sont ses échecs, le temps où il était pauvre et plein d'espoir. (Quentin Girard - Libération du 31 janvier 2013)
 


Don Rosa s'est coulé avec aisance dans l'univers créé par son prédécesseur Carl Barks, le créateur de Donaldville. Il apporte à l'édifice son humour et sa grande connaissance de l'oeuvre mais reste très fidèle au personnage culte que tous les enfants connaissent. La plupart ont déjà lu une ou plusieurs histoires grâce aux magazines illustrés. Voilà l'occasion de lire l'ensemble très cohérent dans son intégralité. Il s seront ravis de découvrir l'origine de la célèbre redingote de Picsou ou de le voir rencontrer pour la première fois son neveu Donald. On conseille aux parents de relire leur classique avant l'interrogation générale ! (Françoise Dargent - Le Figaro du 31 janvier 2013)

Biographie de l'auteur

Keno Don Hugo Rosa, dit Don Rosa, né en 1951 dans l’état du Kentucky, est un auteur américain qui s’est spécialisé dans l’univers de Donaldville, et notamment dans le personnage de l’Oncle Picsou. Il publia sa première histoire pour Gladstone en 1987, et jusqu’en 2004, il enrichira l’univers de Donald et Picsou. Par son talent et sa connaissance de l’univers des canards, Don Rosa est le digne héritier de Carl Barks. Mais son apport personnel est considérable : ses dessins fourmillent de petits détails humoristiques et de clins d’œil ; il ancre ses histoires dans la réalité, et fait se rencontrer ses personnages imaginaires et des personnalités historiques ; et surtout, Don Rosa a apporté une profondeur psychologique et une histoire à ces héros Disney qui nous étaient déjà si familiers. Son œuvre la plus célèbre est bien évidemment La Jeunesse de Picsou, qui lui valut un Will Eisner Award en 1995.

 

 

 

 

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10/07/2021
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