Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Les politiques, les restaurateurs et le vilain covid

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Je suis étonnée de la réaction des restaurateurs et des politiques à Marseille. Au lieu de dire stop, on en fait déjà assez et ça suffit, ils réagissent par la surenchère. Pour que bars et restaurants restent ouverts, il faudrait qu’ils en fassent plus en matière de contrôle. Si le ministre de la santé sévit, c’est parce que certains restaurateurs et certains clients ne respecteraient pas les mesures imposées. Alors, des restaurateurs et des politiques proposent que des flics passent systématiquement vérifier le respect des gestes barrières dans les lieux de convivialités que sont les restaurants et les bars. Que les flics passent et contrôlent systématiquement, qu’ils vérifient que les gens sont masqués quand ils sont debout et démasqués quand ils sont assis, qu’ils se désinfectent bien les mains au gel hydro alcoolique, que les tables sont écartées les unes des autres, que les convives ne sont pas trop proches les uns des autres. Certains ont même proposé de prendre la température des clients à l’entrée des établissements.

 

Donc, la culpabilité est intégrée, les clients et les restaurateurs irrespectueux des règles sont responsables du tour de vis donné par le ministre. Donc, le ministre a raison de sévir.

 

Je n’ai pas gardé grand-chose de mes études de psychologie, mais je me souviens d’une phrase lancé par l’un de mes professeurs, psychiatre de son état : « On ne délire pas avec les fous. »

 

Loin de moi l’idée que les membres du gouvernement aient perdu l’esprit, bien au contraire, je pense qu’ils ont un projet en tête et qu’ils s’appliquent à le mener à bien.

 

Olivier Véran nous a entraînés dans ce délire sécuritaire qui, depuis le début, s’attaque en priorité aux petits commerces. Qui peut m’expliquer que, durant le confinement, les marchés ont été fermés et les centres commerciaux sont restés ouverts ?

 

Qui peut m’expliquer pourquoi, aujourd’hui, les restaurants et les bars, à Marseille et en Guadeloupe doivent être fermés pour 15 jours et pas les transports en commun dans lesquels circulent des millions de personnes chaque jour sans possibilité, aux heures de pointe, que les mesures barrières soient respectées.

 

Le virus ennemi personnalisé doit être éradiqué. On ne sait pas comment on éradique un virus. Le virus, on doit se le transmettre pour que tous ceux qui le peuvent développent leur immunité. Les plus forts protègeront les plus faibles en faisant diminuer la virulence du virus.

 

Aujourd’hui, on nous le martèle et si on baisse notre masque, il se trouve des personnes pour nous asséner que si nous ne le portons pas pour nous, nous devons le porter pour les autres, ceux considérés comme les plus fragiles. Ça change de ce que l’on fait en temps de grippe, on conseille juste aux personnes à risque de se faire vacciner et basta, malgré le fait que la grippe tue, le monde n’a jamais plongé, à cause de la grippe, dans un psychodrame.

 

Donc, les restaurateurs ont accepté le scénario fou qui leur est proposé et lui ont trouvé une justification, les pires d’entre eux n’en font pas assez pour stopper le méchant virus qui est tous en train de nous tuer sur cette planète, et les meilleurs ne doivent pas payer pour les pires.

 

Des voix s’élèvent faiblement pour dire que malgré les mesures, le virus circule et qu’il doit circuler, et on dirait des gros mots tant la politique sanitaire menée par notre ministre se donne pour but d’éradiquer le virus, plus personne en France ne doit en être porteuse.

 

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais malgré tout ce cirque sécuritaire, il continue à circuler tel un vilain ennemi malin. Il y a de plus en plus de cas et ce chiffre est brandi comme une gousse d’ail devant un vampire. On teste des millions de gens, donc, évidemment, le nombre de « cas » grimpe. Je mets cas entre guillemets parce que, j’imagine que vous savez comme moi que les tests PCR ne sont pas fiables et disent positive toute personne qui a été en contact avec le virus (d’ailleurs, ils détecteraient tout type de virus) sans être précis sur la charge virale, du coup, on ne sait pas si la personne est contagieuse ou non. En tout cas, souvent, les personnes ne sont même pas malades.

 

J’ai beaucoup de mal à dormir depuis la rentrée. Chaque matin, je me réveille en espérant que le cirque masqué aura pris fin. Et chaque matin, quand je sors de chez moi, je me retrouve dans ce vieux film d’horreur des années 50, à petit budget, mais tellement angoissant.

 

 

Sandra Ganneval, écrivaine indépendante

 

 


 



28/09/2020
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