Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

"Nous sommes le peuple"

Je rêve d’un après confinement en mode révolution des casseroles, comme en Islande, une révolution pacifique. Je rêve aussi du calcul du BIB pour la France, comme au Bouthan, où l’on évalue le bonheur national brut plutôt que le produit national brut. Aucun modèle n’est parfait mais le nôtre est à refonder en mettant le peuple au premier plan. On pourrait reprendre le slogan allemand au moment de la chute du mur : « Nous sommes le peuple. »
 
Si le peuple était au pouvoir, il ne sanctionnerait pas les maires parce qu’ils décident de protéger leurs administrés en leur imposant de porter un masque en période de Coronavirus ou parce qu’ils veulent imposer aux agriculteurs de répandre le poison des pesticides à au moins 150 mètres des habitations.
 
Il les sanctionnerait parce qu’ils ne construisent pas de logements sociaux.
 
 
Il les sanctionnerait parce qu’ils laissent des gens habiter dans des logements insalubres et des marchands de sommeil jouir de la misère de ces gens.
 
Si le peuple était au pouvoir, jamais il ne traiterait les gens qui le composent de rien du tout, d’illettrés, de fainéants ou de sans dents.
 
Si le peuple était au pouvoir, les transports seraient facilement accessibles aux personnes handicapées, aux personnes qui ont des poussettes et aux personnes âgées qui ont du mal à se déplacer. Toutes les stations de métro disposeraient d’ascenseurs. Tous les lieux publics seraient accessibles et aucune personne handicapée n’aurait à demander à des vigiles de la transporter jusqu’à un palais de justice.
 
Si le peuple était au pouvoir, il ne privatiserait pas les entreprises qui lui rapportent de l’argent parce qu’il verrait avant tout l’intérêt du peuple et pas les intérêts privés.
 
Si le peuple était au pouvoir, le pouvoir serait fait d’hommes et de femmes, à parts égales, de Français de toutes les couleurs, de toutes les origines sociales, de toutes les religions, parce que c’est ça, la France.
 
Si le peuple était au pouvoir, il faudrait moins de 6 générations pour sortir de la pauvreté.
 
Si le peuple était au pouvoir, il n’y aurait pas de banlieues laissées à l’abandon, des zones de non droit où toute une jeunesse se perd.
 
Si le peuple était au pouvoir, il ne considérerait pas que financer l’hôpital, l’éducation, le social, la justice, la police, c’est endetter l’État, il appellerait cela investir pour le peuple.
 
Si le peuple était au pouvoir, il aiderait les agriculteurs à faire la transition vers le bio pour préserver les abeilles, la faune, la flore, la nappe phréatique et la santé de tous.
 
Si le peuple était au pouvoir, on trouverait en majorité des fruits et des légumes français bios sur les marchés et dans les supermarchés.
 
Si le peuple était au pouvoir, les supermarchés paieraient un juste prix aux agriculteurs.
 
Si le peuple était au pouvoir, les agriculteurs ne se suicideraient pas.
 
Si le peuple était au pouvoir, la justice serait la même pour les pauvres et les riches, un riche ne sortirait pas de prison avant d’avoir purgé sa peine, juste parce qu’il est riche.
 
Si le peuple était au pouvoir, il rétablirait l’ISF et tout le monde payerait des impôts de manière équitable.
 
Si le peuple était au pouvoir, il ne casserait pas le code du travail parce que le code du travail protège le peuple qui travaille.
 
Si le peuple était au pouvoir, il y aurait suffisamment d’inspecteurs du travail pour sanctionner le travail au noir, ils feraient la chasse aux fraudeurs des deux côtés de la barrière.
 
Si le peuple était au pouvoir, il mettrait en place la taxe Tobin et les transactions boursières rapporteraient de l’argent au peuple.
 
Si le peuple était au pouvoir, tous les étudiants auraient un logement, une bourse si besoin, qui leur permettrait de suivre leurs études et jamais aucun ne s’immolerait devant un CROUS.
 
 
Si le peuple était au pouvoir, il remplacerait la Marseillaise par un chant d’amour qui parlerait d’échange, de fraternité, de sororité.
 
Si le peuple était au pouvoir, il n’y aurait plus de président de la République, de premier ministre et de ministres et plus aucun discours lénifiant, creux et vide de sens.
 
Si le peuple était au pouvoir, il n’y aurait plus de chef du gouvernement mais un peuple qui gouverne.
 
Si le peuple était au pouvoir, avoir étudié à l’ENA, Science Po et consort ne serait pas les symboles de la capacité à diriger un pays, encore moins être banquier ou médecin.
 
Si le peuple était au pouvoir, politicien, ça ne serait plus un métier.
 
Si le peuple était au pouvoir, il n’y aurait plus de grève des services publics.
 
« Nous sommes le peuple ». Il est temps que nous accédions au pouvoir, non ?
 
 
 

Sandra Ganneval, écrivaine indépendante

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15/04/2020
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