Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Pourquoi les femmes doivent s’exprimer sur les réseaux sociaux.

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On entend souvent dire que les réseaux sociaux sont un fléau. Un fléau parce que sur les réseaux sociaux, les gens se lâchent, ils balancent leur haine, leur rage, leur violence sous couvert d’anonymat. Et c’est facile de balancer sa haine sur Internet quand on se cache derrière un pseudonyme, derrière un avatar.

 

Les femmes sont davantage victimes que les hommes de la haine sur Internet.

 

Un autre phénomène remarquable est le suivant : Internet reproduit ce qui se passe dans le monde réel au niveau médiatique et YouTube n’échappe pas à cette règle. On y voit plus de personnes blanches, plus d’hommes que de femmes, plus d’hommes âgés que de femmes âgées.

 

Les femmes qui créent des chaînes ont tendance à éviter d’aborder des sujets dits sérieux, les femmes souffrent plus du syndrome de l’imposteur que les hommes et elles ont  davantage tendance à s’autocensurer par peur de ne pas être à la hauteur même si elles sont expertes dans leur domaine. Les hommes, en revanche, n’hésiteront pas à aborder un sujet même s’ils ne le maîtrisent pas totalement.

 

Heureusement, beaucoup de femmes parviennent à dépasser ce blocage même si les chaînes féminines les plus connues sont des chaînes consacrées à la beauté.

 

Même s’il y a un danger à s’exposer sur les réseaux sociaux – nombre de femmes parlent de harcèlement, de menaces de viol – il  ne faut pas que les femmes se laissent impressionner et ne se montrent pas. Plus il y aura de femmes jeunes et moins jeunes présentes sur la toile et plus on s’habituera à les y voir.

 

L’intérêt d’être nombreuses ? La création d’une forme de sororité, de reconnaissance. Le fait de pouvoir constater de visu que l’on n’est pas seule et de prendre confiance dans sa propre parole et dans celle des autres femmes, de lui donner du poids et de donner du poids à celle des autres, de ne plus être silencées, invisibilisées.

 

C’est ainsi que les réseaux sociaux font la différence, ils nous disent que nous ne sommes pas seules à vivre ce que nous vivons en tant que femmes. Ils disent que nous nous reflétons tels des miroirs multiples présentant indéfiniment le même reflet malgré nos différences.

 

Est-ce que cela va réellement faire bouger les choses d’un point de vue judiciaire pour ce qui est des violences faites aux femmes ? Je ne sais pas. Mais il ne faut pas que le mouvement s’essouffle et c’est peut-être cela le plus difficile, continuer jusqu’à ce que la justice prenne le relais face à cette prise de conscience nécessaire, qu’elle prenne enfin correctement les femmes en charge et ne transforme plus les victimes en coupables.

 

 

 

 

 

 

 

Sandra Ganneval, écrivaine indépendante

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01/02/2020
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