Sandra Ganneval, l'autoédition, le choix de la liberté

Travailler le muscle de la patience, #CONFINEMENT

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  crédit photo : https://pxhere.com/fr/photo/639134

 

 

Le Coronavirus nous oblige à rester confiné.e.s et le confinement nous enseigne la patience.

 

Une leçon difficile à apprendre car nous ne savons pas quand nous allons sortir du confinement.

 

C’est plus facile d’être patient.e quand on a une notion claire de l’échéance. Là, nous ne savons pas exactement quand nous serons délivré.e.s de nos domiciles dans lesquels nous sommes assigné.e.s à résidence. Quelques semaines supplémentaires ? Un mois de plus ?

 

Alors, nous apprenons à patienter, à rester tranquilles, à rester confiné.e.s. Ce qui va tellement à l’encontre des directives du monde auquel nous sommes habitué.e.s, dans lequel tout doit aller vite, il faut courir et ralentir est suspect, on doit toujours montrer que l’on est actif.

 

Et soudain, on nous demande de rester chez nous, d’organiser notre temps comme nous le voulons quand nous ne pouvons pas télé travailler, quand nos activités professionnelles ne sont pas essentielles,  il faut que nous restions chez nous pour limiter la transmission du virus.

 

Et soudain, nous devons être patient.e.s avec nous-mêmes, nous subir et nous supporter aux deux sens du terme.

 

Et soudain, nous devons être patient.e.s avec les autres, si nous ne sommes pas seul.e.s durant le confinement, et les supporter dans les deux sens du terme.

 

Les soupapes de sécurité que nous trouvions à l’extérieur, sans le savoir forcément, nous devons les trouver à l’intérieur de nous-même et de notre domicile.

 

En cas de désaccord, de dispute, il ne sera pas possible de prendre la poudre d’escampette, d’aller faire une longue balade, de retrouver des gens avec qui nous avons envie d’être, d’aller faire du sport aussi longtemps que nous en avons besoin pour évacuer la colère et la frustration.

 

Il faut tout gérer à l’endroit où nous sommes, même si on peut profiter de ces brèves sorties qui nous sont autorisées.

 

On apprend la patience ou on la cultive.

 

On apprend l’indulgence et à relativiser, dans le meilleur des cas.

 

Le confinement, c’est aussi un élément de plus qui témoigne des inégalités sociales, ce n’est pas la même chose d’être confinés à quatre dans un appartement de cent mètres carrés que de l’être dans un taudis insalubre de vingt mètres carrés. Notre patience n’est pas mise à l’épreuve de la même façon dans cette promiscuité qui met les nerfs à vif. Ce n’est pas la même chose d’évoluer au sein d’une famille bienveillante que de survivre auprès d’individus violents dont nous avons tout à craindre.

 

Si nous faisons partie des privilégiés, si nous avons la chance de pouvoir profiter de cet épisode pour pouvoir évoluer, ce serait dommage de ne pas saisir cette opportunité.

 

Nous apprendrons sur nous-mêmes en faisant travailler notre muscle de la patience.

 

 

 

 

 

Sandra Ganneval, écrivaine indépendante

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06/04/2020
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